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Observatoire chorégraphique

5 octobre 2008

L’Observatoire travaille selon trois axes :

. Le suivi des activités et leur évolution sur l’espace de travail
. Les étapes de créations
. L’emploi et Professionnalisation

 

Le cœur de l’activité de L’Observatoire consiste en :

. L’alimentation et l’exploitation de bases de données d’observation
. L’édition de tableaux de bords, la définition d’indicateurs statistiques
. La réalisation d’études transversales
. La restitution et la mise en débat des résultats

 

Toute la période de création va pouvoir être suivie analyser disséquer comme pour mieux aborder les étapes de travail, de création , d’écriture, de communication et de l’interprétation des acteurs.
Cette trace pourra servir de livre de bord à d’autres créateurs pour mieux comprendre toutes les étapes rencontrées lors d’un projet d’envergure.

 

Projet : l’observatoire chorégraphique

 

Lieu favorisant un espace rare dans l’intime

Regarder, scruter, visionner… Un observatoire est, comme son nom l’indique, un lieu destiné avant tout à l’observation mais aussi à l’analyse. Ouvert tant aux curieux qu’aux professionnels, ce site permet de s’accaparer certains éléments du réel… ou d’en ignorer d’autres.

Observer

 

Première phase incontournable et indispensable : l’observation. En bref, un suivi attentif des phénomènes, sans volonté de les modifier, à l’aide de moyens d’enquête et d’étude appropriés.
Les faits peuvent être observés par quiconque le souhaiterait. L’observation doit par ailleurs être répétable, donc contrôlable, même si certains faits ne peuvent l’être : improvisation spontanée, rythme d’interprétation, crise émotionnelle… En effet, une reproduction exacte est désirable mais pas toujours réalisable.

L’interprétation est inévitable dans l’observation, mais cette observation est avant tout une phase exploratoire de la recherche. Ce n’est qu’après la récolte et l’analyse des informations que les hypothèses surgissent.

Comment observer ?

 

Différentes techniques sont possibles. Elles doivent en tout cas toutes permettre de « traduire » l’information relevée en une forme plus facile à analyser. On peut utiliser par exemple le « voir sans être vu » ou au contraire annuler la distance entre observateur et observé.

Les caméscopes permettent de garder une trace riche de ce qui s’est passé, de revoir autant de fois que voulu l’objet observé. L’éphémère d’une situation peut donc ainsi être reproduit…

Toutefois des problèmes multiples peuvent apparaître. La vidéo n’offre qu’une vision restreinte du champ d’observation. A l’inverse, une information peut être si dense que la transcription en devient ardue. Le travail de transcription des enregistrements est à la fois très difficile et très astreignant. Il convient donc de les examiner soigneusement.

Analyser

 

Les enregistrements sont nécessaires et pour qu’ils soient efficaces, il convient de mettre en plus une grille d’observation écrite adaptée aux recherches.

Les observations recueillies ne sont en effet généralement pas utilisables dans leurs formes primitives (surtout si l’observation était complexe : apprentissage chez l’artiste ou une discussion dans un groupe). Si l’observation est transmise en un langage commun sans qu’il y ait de règles bien établies, un protocole d’observation, la comparaison entre individus, groupes, ne peuvent être établis faute de lieu commun entre les différents observateurs. C’est pourquoi l’observateur a besoin d’un langage bien codifié et n’utilisant qu’un nombre restreint de concepts, chacun extrêmement bien défini et clair. Ce « langage » doit contenir un ensemble de critères permettant à chacun des observateurs de classer leurs observations selon des règles bien définies. Le choix des critères se fait en fonction des hypothèses. L’observateur aura donc besoin d’un langage spécialisé, n’utilisant qu’un nombre limité de concepts dont chacun soit défini de façon explicite.

Exemple : un observateur peut observer un nombre d’artiste placés devant un matériel. Il est probable que ces artistes manifestent des comportements différents devant ce matériel, en conséquence, il serait ambigu de faire un pronostic sur le comportement que pourrait avoir un artiste sur ce matériel. Par contre, il est tout à fait possible de catégoriser les comportements observés, d’en compter les effectifs. La quantification a l’avantage de rendre compte de l’incertitude de l’observateur.

Observation participante

 

Cette deuxième phase peut se faire en même temps que ce que nous avons décrit plus haut. Il s’agit de faire entrer des observateurs dans le processus de création.

Grâce à un certain temps passé dans le milieu observé, avec lequel l’observateur s’est familiarisé, on accède alors aux premiers pas de l’observation participante. Celle-ci permet ensuite de s’intégrer à un processus de production.

L’auteur limite son analyse au contexte, cependant on peut facilement transposer ou étendre sa définition à d’autres milieux.

L’observation participante obéit cependant à un certain nombre de principes qu’on peut qualifier de minimum en vue de ne pas perturber le milieu.

Il faut rapporter cette définition aux difficultés liées à l’observation participante : la durée, l’implication de l’observateur par rapport à son objet d’étude, l’écriture et l’analyse…

Percevoir différemment

 

L’observation sera le résultat codé de l’acte d’observer suivi de l’acte d’interpréter. Chaque paramètre de l’observation doit donc être rigoureusement défini et justifié, l’observation étant un processus de base subordonné et intégré dans la démarche plus globale qu’est la méthode.

Même si chaque technique d’observation a ses avantages et ses limites, l’observation est destinée à nous faire percevoir différemment les choses. Elle vise à avoir une image plus rigoureuse des phénomènes observés, elle nous apprend à nous détacher de ce qui nous semble familier pour le percevoir autrement.
Le but : passer d’une perception simple à une vraie méthode permettant un travail plus dirigé.

Le fruit de cette observation peut conduire à l’élaboration d’une installation et/ou une exposition présentée dans une galerie d’art ou lors d’un festival. Cette restitution peut également prendre la forme d’une publication écrite ou audiovisuel et être mis en débat lors des rencontres.



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